
Les sociétés par actions (cotées ou non cotées) qui procèdent à une attribution gratuite d'actions au profit de leurs salariés et/ou de leurs mandataires sociaux doivent verser une contribution spécifique. Celle-ci étant calculée sur la valeur, à leur date d'acquisition par le salarié, des actions attribuées.
À ce titre, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 a fait passer le taux de cette contribution de 20 % à 30 % à compter du 1er mars 2025. Une augmentation qui devrait, selon la Cour des comptes, permettre de récolter 400 millions d'euros supplémentaires au profit de la Caisse nationale des allocations familiales.
Certaines sociétés sont exonérées du paiement de cette contribution. Il en est ainsi des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) si, à la date de la décision d'attribution gratuite d'actions :
- elles n'ont jamais versé de dividendes depuis leur création ;
- et le montant total d'actions attribuées au salarié pendant l'année en cours et les 3 années précédentes n'excèdent pas le plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 47 100 € en 2025.